{"id":1309,"date":"2019-03-14T22:47:58","date_gmt":"2019-03-14T22:47:58","guid":{"rendered":"https:\/\/wsm.prolerat.org\/?page_id=1309"},"modified":"2019-03-14T22:47:58","modified_gmt":"2019-03-14T22:47:58","slug":"la-fin-du-travail","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.worldsocialism.org\/wsm\/la-fin-du-travail\/","title":{"rendered":"La fin du travail?"},"content":{"rendered":"\n<p>&#8220;\u00c9pargnez le bras qui fait tourner la meule, \u00f4 meuni\u00e8res, et\n      dormez paisiblement! Que le coq vous avertisse en vain qu&#8217;il\n      fait jour!&#8221; Cet hymne \u00e0 l&#8217;oisivet\u00e9 du po\u00e8te grec Antipatros est\n      propre \u00e0 faire trembler dans leur v\u00e9tuste carcasse teint\u00e9e \u00e0\n      outrance du devoir chr\u00e9tien, les inconditionnels d\u00e9fenseurs de\n      la vertu du travail, o\u00f9 le labeur et la souffrance vont de pair\n      avec l&#8217;int\u00e9grit\u00e9, le m\u00e9rite et l&#8217;honneur et o\u00f9, malheureux que\n      nous sommes, le repos et le farniente sont mis \u00e0 la ge\u00f4le des\n      interdits, des maladroits et honteux! Mais que le lecteur ne\n      s&#8217;emballe pas trop vite \u00e0 la suavit\u00e9 de cet \u00e9loge de la paresse\n      et que les fid\u00e8les adeptes des th\u00e9ories de la fin du travail\n      rangent encore pour l&#8217;ombre d&#8217;un moment leurs clairons, car\n      au-del\u00e0 de la farandole et de la musique, se cache une v\u00e9rit\u00e9\n      qui, peut-\u00eatre, saura d\u00e9cevoir les quelques-uns qui voyaient\n      dans ce t\u00e9moignage du pass\u00e9, l&#8217;aube d&#8217;un espoir qui enfin\n      semblait se d\u00e9ployer sur les jours \u00e0 venir. Cette v\u00e9rit\u00e9 : la\n      transcendante centralit\u00e9 du travail.<\/p>\n\n\n\n<p>Quoique que ces propos puissent a priori sembler\n      contradictoires et d\u00e9routants, en essence il n&#8217;en est rien. Et\n      le texte qui suit, d\u00e9montrera entre autres, qu&#8217;entre le\n      discours du droit \u00e0 la paresse et celui de la centralit\u00e9 du\n      travail, se dessine ais\u00e9ment un lieu d&#8217;entente, celui justement\n      de la part intrins\u00e8quement humaine du travail. Tout l&#8217;enjeu se\n      situe au coeur de sa d\u00e9finition. Voil\u00e0 toute la probl\u00e9matique\n      qui se pose aujourd&#8217;hui, \u00e0 savoir l&#8217;\u00e9ventualit\u00e9 de l&#8217;av\u00e8nement\n      d&#8217;une soci\u00e9t\u00e9 qui ne sera plus centr\u00e9e sur le socle du travail\n      et o\u00f9 en cons\u00e9quence, tout sera \u00e0 red\u00e9finir et \u00e0 r\u00e9inventer. Le\n      processus d&#8217;analyse et de pronostic est d\u00e9j\u00e0 entam\u00e9, le d\u00e9bat\n      est lanc\u00e9 : peut-on parler de la fin du travail? Le travail\n      est-il encore enracin\u00e9 dans la conscience des humains comme\n      pierre angulaire \u00e0 un relatif \u00e9quilibre de leur \u00eatre ou encore\n      dans la structure sociale, comme un engrenage indispensable \u00e0\n      son bon fonctionnement, et dans quelle mesure?<\/p>\n\n\n\n<p>De quel travail parle-t-on?<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Travail au sens anthropologique. Il est bien \u00e9vident que\n      pour bien comprendre l&#8217;enjeu du d\u00e9bat sur la fin du travail, il\n      faut dans un premier temps, bien comprendre ce qu&#8217;on entend par\n      travail de fa\u00e7on \u00e0 bien cerner quelle nature de travail nous\n      estampillons de ce fatalisme. Qu&#8217;entend-on par travail au sens\n      anthropologique? Le travail est l&#8217;essence de l&#8217;homme. Voil\u00e0 le\n      premier postulat de de la th\u00e9orie marxiste qui tient \u00e0\n      d\u00e9montrer que le travail, en ce qu&#8217;il est acte de cr\u00e9ation, est\n      le propre de l&#8217;homme, c&#8217;est-\u00e0-dire un invariant de la condition\n      humaine qui transcende l&#8217;histoire et qui d\u00e9fini le lien entre\n      l&#8217;homme et la nature et entre l&#8217;homme et son prochain. En\n      essence, c&#8217;est-\u00e0-dire \u00e0 son \u00e9tat utopique (au sens d&#8217;\u00e9tat\n      premier), le travail permet l&#8217;accomplissement, la r\u00e9alisation\n      de soi en m\u00eame temps qu&#8217;il r\u00e9pond \u00e0 une n\u00e9cessit\u00e9 collective et\n      sociale. Celle-ci est satisfaite dans la mesure o\u00f9 l&#8217;homme,\n      sans entrave, apporte par son travail, au meilleur de ses\n      capacit\u00e9s, sa contribution au bien-\u00eatre et au d\u00e9veloppement\n      social, en m\u00eame temps qu&#8217;il ressent par un ind\u00e9fectible lien\n      qu&#8217;il a avec la soci\u00e9t\u00e9, une certaine d\u00e9pendance (tout \u00e0 fait\n      salutaire, car non ali\u00e9nante). Ainsi en collaboration avec\n      l&#8217;ensemble des producteurs, il participe au m\u00eame titre que\n      tous, \u00e0 la satisfaction des besoins et d\u00e9sirs collectifs en\n      m\u00eame temps qu&#8217;\u00e0 la r\u00e9alisation personnelle de tous. Ainsi se\n      d\u00e9veloppe une r\u00e9ciprocit\u00e9 entre l&#8217;homme et l&#8217;homme, entre\n      l&#8217;homme et la soci\u00e9t\u00e9. L&#8217;homme satisfait donc, sans obstacle,\n      son caract\u00e8re social.<\/p>\n\n\n\n<p>&#8211; Travail capitaliste. Nous abordons ici un point essentiel\n      de notre argument, car c&#8217;est sur la d\u00e9finition de ce travail,\n      en l&#8217;occurrence, le travail capitaliste, que se base,\n      jugeons-nous, le principal argument des auteurs qui d\u00e9fendent\n      la th\u00e8se de la fin du travail. Nous d\u00e9finissons le travail\n      capitaliste comme \u00e9tant ce que nous entendons g\u00e9n\u00e9ralement par\n      emploi. Le terme capitaliste se justifie en ce sens que\n      l&#8217;emploi n&#8217;est qu&#8217;une forme de travail au sens anthropologique\n      et philosophique, sous sa forme ali\u00e9n\u00e9e. Cette affirmation\n      m\u00e9rite peut-\u00eatre quelques pr\u00e9cisions si l&#8217;on veut vraiment\n      comprendre l&#8217;ampleur et l&#8217;importance de cette distinction entre\n      le travail \u00e0 son \u00e9tat premier et l&#8217;emploi, ou le travail\n      salari\u00e9, bref le travail ali\u00e9n\u00e9. Ce qu&#8217;il faut absolument\n      comprendre et mettre en \u00e9vidence au premier abord, c&#8217;est la\n      contradiction, disons structurelle, qui est partie inh\u00e9rente du\n      syst\u00e8me capitaliste et d&#8217;o\u00f9 naissent ensuite tous les probl\u00e8mes\n      qui lui sont typiquement propres. &#8220;Le travail appelle l&#8217;usage\n      commun des biens, la propri\u00e9t\u00e9 qu&#8217;il permet d&#8217;acqu\u00e9rir n&#8217;est\n      l\u00e9gitime que dans la mesure o\u00f9 elle est communication,\n      c&#8217;est-\u00e0-dire jouissance dans et pour la communaut\u00e9&#8221;(Meda).\n      Voil\u00e0 les conditions mat\u00e9rielles o\u00f9 pourrait se d\u00e9ployer,\n      s&#8217;exprimer librement et pleinement la volont\u00e9 cr\u00e9atrice de\n      l&#8217;homme, mais telle n&#8217;est pas l&#8217;\u00e9tat des choses au sein du\n      capitalisme d&#8217;o\u00f9 l&#8217;incontournable contradiction. Dans le\n      syst\u00e8me capitaliste, le caract\u00e8re de plus en plus socialis\u00e9 de\n      la structure du proc\u00e8s de travail entre en contradiction\n      directe avec le caract\u00e8re priv\u00e9 de la production r\u00e9elle sur les\n      moyens de production. Dans un tel syst\u00e8me, le travail n&#8217;est\n      alors pas distingu\u00e9 de toute autre marchandise. Lorsque par la\n      vente un produit entre dans le circuit des \u00e9changes, il \u00e9chappe\n      \u00e0 son propre producteur, il devient marchandise, c&#8217;est-\u00e0-dire\n      qu&#8217;il ob\u00e9it \u00e0 des lois \u00e9trang\u00e8res \u00e0 celle de sa propre\n      cr\u00e9ation; les lois impersonnelles du march\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s lors, les rapports entre les hommes se m\u00e9tamorphosent en\n      rapport entre des choses. L&#8217;homme perd alors son essence, qui\n      est de poursuivre consciemment les fins de sa cr\u00e9ation. De\n      plus, dans tout r\u00e9gime de propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e des moyens de\n      production, le travailleur n&#8217;est pas seulement s\u00e9par\u00e9 du\n      produit de son travail, mais de l&#8217;acte m\u00eame de son travail. Les\n      mouvements, les gestes, le rythme et la cadence sont command\u00e9s\n      du dehors par la place qui est assign\u00e9 au travailleur dans les\n      rouages de la production. La machine prend le pas sur l&#8217;homme\n      et le d\u00e9shumanise du m\u00eame coup. La nouvelle unit\u00e9 que constitue\n      l a machine et l&#8217;objet de travail devient comme dit Marx &#8220;un\n      squelette mat\u00e9riel ind\u00e9pendant des ouvriers&#8221; et devient un\n      \u00e9l\u00e9ment fixe du proc\u00e8s de travail, dispos\u00e9 \u00e0 recevoir n&#8217;importe\n      quel ouvrier. Mise \u00e0 part cette derni\u00e8re caract\u00e9ristique de\n      l&#8217;ali\u00e9nation du travail, ce qui doit \u00eatre pris en consid\u00e9ration\n      ici est l&#8217;aboutissement du travail r\u00e9sultant non pas en\n      l&#8217;\u00e9panouissement de l&#8217;homme, mais en une valorisation pure et\n      simple du capital. Ce travail capitaliste, est la n\u00e9gation m\u00eame\n      du Travail. En revanche, il est possible de se le r\u00e9approprier\n      en le d\u00e9sali\u00e9nant, c&#8217;est-\u00e0-dire en le d\u00e9livrant des griffes du\n      capital. Nous verrons plus tard comment cela peut pratiquement\n      se concr\u00e9tiser.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, l&#8217;autre \u00e9l\u00e9ment cl\u00e9 qu&#8217;il est imp\u00e9ratif de retenir\n      est que finalement, ce n&#8217;est pas le travail au sens\n      philosophique ou au sens de production mat\u00e9rielle qui contribue\n      \u00e0 l&#8217;\u00e9panouissement de l&#8217;homme qui est en voie de disparition,\n      mais le travail capitaliste, salari\u00e9, marchand qui date environ\n      de l&#8217;\u00e9poque du capitalisme manufacturier, il y a pr\u00e8s de 300\n      ans. En revanche, le Travail quant \u00e0 lui reste central en\n      raison de ce qu&#8217;il est un besoin humain qu&#8217;on ne peut refouler\n      et qui tente tant bien que mal \u00e0 se satisfaire dans son\n      substitut ali\u00e9nant qu&#8217;est l&#8217;emploi capitaliste, et surtout dans\n      d&#8217;autres activit\u00e9s, aussi infimes soient-elles, hors du\n      travail. Il y reste central, car une fois le travail\n      capitaliste disparu, l&#8217;homme ressentira de nouveau, et de fa\u00e7on\n      authentique cette fois, son d\u00e9sir de cr\u00e9er et produire,\n      librement.<\/p>\n\n\n\n<p>Force est de constater, finalement, qu&#8217;il n&#8217;est de\n      v\u00e9ritables changements possibles pour pallier aux nombreuses\n      faiblesses du syst\u00e8me capitaliste, qu&#8217;en dehors du syst\u00e8me\n      capitaliste. Nombreux sont les sociologues qui \u00e9paulent ce\n      principe (que ce soit Castels ou Laville ou encore Caill\u00e9),\n      sans pour autant s&#8217;en rendre compte, sans r\u00e9ussir \u00e0 voir\n      au-del\u00e0 de la convention id\u00e9ologique, de l&#8217;horizon du\n      &#8220;faisable&#8221;, donc de ce qui se fait d\u00e9j\u00e0 (pour paraphraser J.J.\n      Rousseau). &#8220;La responsabilit\u00e9 oblige \u00e0 constater que les\n      innombrables &#8220;mesures pour l&#8217;emploi&#8221; n&#8217;ont emp\u00each\u00e9 ni le\n      ch\u00f4mage ni l&#8217;inactivit\u00e9 de masse&#8221; (Caill\u00e9 et Laville).\n      N&#8217;arrivant pas \u00e0 outrepasser les voies pr\u00e9alablement trac\u00e9es,\n      ils ne proposent que des r\u00e9formes qui suivent le courant du\n      capital, s&#8217;y conforment gentiment pour t\u00f4t ou tard se heurter\n      au mur de l&#8217;incontournable et intransigeante r\u00e9alit\u00e9 du syst\u00e8me\n      capitaliste. Nous le voyons bien, au lieu de proposer un\n      v\u00e9ritable changement (qui supposerait un in\u00e9vitable\n      chambardement des acquis sociaux, moraux et id\u00e9ologiques), les\n      intellectuels et gouvernants proposent comme en un dernier\n      souffle de d\u00e9sespoir, de simples r\u00e9formes qui gardent l&#8217;homme\n      et le travail sous l&#8217;emprise du pouvoir du capital et le fait\n      r\u00e9gresser dans sa condition mat\u00e9rielle et son \u00eatre moral.\n      Cessons de nourrir ces illusions, que faut-il encore attendre?\n      Que les r\u00e9formes propos\u00e9es \u00e9chouent; elles \u00e9choueront! Mais\n      cette fois, nous nous retrouverons au fond de l&#8217;ab\u00eeme, et la\n      survie de l&#8217;humanit\u00e9 en d\u00e9pendra alors.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut d\u00e9passer l&#8217;obstacle que pose la propri\u00e9t\u00e9 des moyens\n      de production et la division en classes qui en d\u00e9coule, si nous\n      voulons r\u00e9concilier l&#8217;homme avec lui-m\u00eame et redonner au\n      travail sa fonction premi\u00e8re, celle de la pleine et enti\u00e8re\n      r\u00e9alisation de soi dans l&#8217;oeuvre de cr\u00e9ation. Comment? Par une\n      prise de conscience collective des enjeux et de la\n      concr\u00e9tisation de leur solution dans le socialisme et par un\n      consentement d\u00e9mocratiquement majoritaire face au choix de\n      prendre une voie nouvelle, en y assumant volontairement les\n      sacrifices qui seront n\u00e9cessaires \u00e0 faire si nous voulons\n      d\u00e9tourner l&#8217;humanit\u00e9 de l&#8217;impasse qui l&#8217;attend au sein de ce\n      syst\u00e8me. Ainsi, dans une telle soci\u00e9t\u00e9, les technologies\n      remplaceront l&#8217;homme en ses t\u00e2ches les plus d\u00e9shumanisantes et\n      permettront v\u00e9ritablement cette fois, puisque lib\u00e9r\u00e9s des\n      griffes du capital, de parler de soci\u00e9t\u00e9 de loisirs, le travail\n      d\u00e9sali\u00e9n\u00e9 y occupant encore une place centrale, mais se\n      manifestant sous diff\u00e9rentes autres formes. Ainsi seront\n      r\u00e9concili\u00e9s le travail intellectuel et manuel, en ce que les\n      t\u00e2ches sociales seront \u00e9quitablement partag\u00e9es entre tous,\n      permettant le plein \u00e9panouissement. On produira pour les\n      besoins collectifs de la soci\u00e9t\u00e9, \u00e9vitant ainsi le gaspillage\n      inutile et dispara\u00eetront toutes les formes d&#8217;exploitation\n      humaine, car la satisfaction des besoins humains se substituera\n      \u00e0 la qu\u00eate d&#8217;une maximisation des profits. Ce que nous\n      proposons finalement, et qui va bien au-del\u00e0 de la seule\n      r\u00e9solution du d\u00e9bat sur le travail, c&#8217;est d&#8217;aller dans le sens\n      de l&#8217;histoire en faisant collectivement, consciemment et\n      d\u00e9mocratiquement un pas vers l&#8217;avant, vers le progr\u00e8s social et\n      humain ; ce que nous proposons, c&#8217;est d&#8217;oser l&#8217;exode et\n      d&#8217;ouvrir les portes au Socialisme Mondial!<\/p>\n\n\n\n<p>&#8220;Quand, avec le d\u00e9veloppement multiple des individus, les\n      forces productives se seront accrues elles aussi et que toutes\n      les sources de la richesse collective jailliront avec\n      abondance, alors seulement l&#8217;horizon born\u00e9 du droit bourgeois\n      pourra \u00eatre d\u00e9finitivement d\u00e9pass\u00e9 et la soci\u00e9t\u00e9 pourra \u00e9crire\n      sur ses drapeaux : &#8220;De chacun selon ses capacit\u00e9s, \u00e0 chacun\n      selon ses besoins!&#8221;&#8221;<\/p>\n\n\n\n<p>Caill\u00e9, Alain et Jean-Louis, Laville, 1996, &#8220;Pour ne pas\n      entrer \u00e0 reculons dans le d\u00e9bat&#8221;, Revue France, 0246-2346,\n      p.223.<\/p>\n\n\n\n<p>Castels, Robert, 1996, &#8220;Pour lever les inqui\u00e9tudes&#8221;, Revue\n      France, 0246-2346, p.223.<\/p>\n\n\n\n<p>Garaudy, Roger, 1963, Karl Marx, Paris, \u00c9ditions\n      Seghers.<\/p>\n\n\n\n<p>Gorz, Andr\u00e9, 1997, &#8220;Mis\u00e8res du pr\u00e9sent. Richesse du\n      possible&#8221;, 2-7186-0451-4, p.229.<\/p>\n\n\n\n<p>Lafargue, Paul, 1994, Le droit \u00e0 la paresse, Turin, Mille et\n      une nuits.<\/p>\n\n\n\n<p>Marx, Karl, 1975, Critique du programme de Gotha, P\u00e9kin,\n      \u00c9ditions en Langues \u00c9trang\u00e8res.<\/p>\n\n\n\n<p>Marx, Karl, 1971, Pr\u00e9face \u00e0 la Contribution \u00e0 la critique de\n      l&#8217;\u00e9conomie politique, Paris, 10\/18.<\/p>\n\n\n\n<p>M\u00e9da, Dominique, 1994, &#8221; Le travail, une valeur en voie de\n      disparition&#8221;, 2-7007-3659-1, p.358.<\/p>\n\n\n\n<p>Rifkin, Jeremy, 1997, &#8220;La fin du travail&#8221;, Revue France,\n      0247-3759, p.64.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&#8220;\u00c9pargnez le bras qui fait tourner la meule, \u00f4 meuni\u00e8res, et dormez paisiblement! Que le coq vous avertisse en vain qu&#8217;il fait jour!&#8221; Cet hymne \u00e0 l&#8217;oisivet\u00e9 du po\u00e8te grec Antipatros est propre \u00e0 faire trembler dans leur v\u00e9tuste carcasse teint\u00e9e \u00e0 outrance du devoir chr\u00e9tien, les inconditionnels d\u00e9fenseurs de la vertu du travail, o\u00f9&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"magazine_newspaper_sidebar_layout":"","footnotes":""},"class_list":["post-1309","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.worldsocialism.org\/wsm\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1309","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.worldsocialism.org\/wsm\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.worldsocialism.org\/wsm\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.worldsocialism.org\/wsm\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.worldsocialism.org\/wsm\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1309"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.worldsocialism.org\/wsm\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1309\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.worldsocialism.org\/wsm\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1309"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}