{"id":1305,"date":"2019-03-14T22:45:22","date_gmt":"2019-03-14T22:45:22","guid":{"rendered":"https:\/\/wsm.prolerat.org\/?page_id=1305"},"modified":"2019-03-14T22:45:22","modified_gmt":"2019-03-14T22:45:22","slug":"baisser-la-tete-ou-construire-lespoir","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.worldsocialism.org\/wsm\/baisser-la-tete-ou-construire-lespoir\/","title":{"rendered":"Baisser La T\u00eate Ou Construire L&#8217;Espoir?"},"content":{"rendered":"\n<p>Le syst\u00e8me dans lequel nous vivons est malade&#8230;\n      cong\u00e9nitalement. Son histoire, si on excepte de (trop) courtes\n      p\u00e9riodes de prosp\u00e9rit\u00e9 \u00e9conomique, n&#8217;est faite que d&#8217;une\n      interminable litanie de probl\u00e8mes jamais r\u00e9solus.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, il ne se passe pas une journ\u00e9e sans que les journaux\n      ou la t\u00e9l\u00e9vision ne viennent nous rappeler la quantit\u00e9 et la\n      gravit\u00e9 des probl\u00e8mes auxquels le monde est confront\u00e9\n      aujourd&#8217;hui : guerres, attentats terroristes, malnutrition,\n      crime organise, narcotrafic, menaces pour\n      l&#8217;environnement&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>Comme si cela ne suffisait pas, la peur et la violence ont\n      cess\u00e9 depuis longtemps d&#8217;\u00eatre un spectacle qu&#8217;on regardait\n      tranquillement assis devant notre t\u00e9l\u00e9viseur, et se sont\n      install\u00e9es dans notre vie quotidienne : ch\u00f4mage, travail\n      pr\u00e9caire, plans dits &#8220;sociaux&#8221; de nos entreprises, pauvret\u00e9,\n      crainte de perdre son logement, violence \u00e0 l&#8217;\u00e9cole, ins\u00e9curit\u00e9\n      dans nos quartiers ou dans les transports, pollution\n      urbaine&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>Cette myriade de probl\u00e8mes qui semble submerger l&#8217;humanit\u00e9\n      fait na\u00eetre une lassitude, voire m\u00eame une indiff\u00e9rence, n\u00e9es\n      d&#8217;une surexposition aux mauvaises nouvelles, aux reportages\n      chocs et aux sc\u00e9narios catastrophe, mais surtout l&#8217;impression\n      qu&#8217;on ne peut rien faire contre cet ordre des choses, qu&#8217;il ne\n      nous reste plus qu&#8217;\u00e0 baisser la t\u00eate et \u00e0 \u00e9viter les coups, en\n      esp\u00e9rant que, peut-\u00eatre, un jour, les choses s&#8217;arrangent&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>Mais nos espoirs son toujours d\u00e9\u00e7us&#8230; car les choses ne\n      s&#8217;arrangent pas, bien au contraire. Chaque ann\u00e9e, une foule\n      d&#8217;\u00e9tudes et de rapports officiels viennent nous rappeler,\n      chiffres \u00e0 l&#8217;appui, que l&#8217;in\u00e9galit\u00e9 et la pauvret\u00e9, loin de\n      s&#8217;att\u00e9nuer, ne font que s&#8217;aggraver.<\/p>\n\n\n\n<p>Pourtant, quelque que soit la prise de conscience de la\n      gravit\u00e9 des probl\u00e8mes, jamais elle ne d\u00e9bouche sur une remise\n      en cause s\u00e9rieuse de ce syst\u00e8me. En effet, une majorit\u00e9 de\n      salari\u00e9s (auxquels le souvenir de la p\u00e9riode des &#8220;Trente\n      glorieuses&#8221; &#8211; qui ne furent ni trente ni glorieuses pour tout\n      le monde- nourrit l&#8217;illusion que le capitalisme peut \u00eatre\n      &#8220;humanis\u00e9&#8221;) pensent encore qu&#8217;il suffit de changer de\n      gouvernement pour que les difficult\u00e9s s&#8217;estompent&#8230; malgr\u00e9 le\n      fait que d&#8217;innombrables gouvernements de gauche ou de droite\n      ici, travaillistes, conservateurs, lib\u00e9raux, d\u00e9mocrates ou\n      r\u00e9publicains ailleurs, ont essay\u00e9 une infinit\u00e9 de r\u00e9formes sans\n      qu&#8217;un seul de nos probl\u00e8mes ait \u00e9t\u00e9 r\u00e9solu. Pense-t-on\n      s\u00e9rieusement que si un parti quelconque avait trouv\u00e9 la formule\n      lui permettant d&#8217;\u00e9liminer les probl\u00e8mes une fois pour toutes,\n      il ne serait pas trop content de l&#8217;appliquer, gagnant ainsi la\n      reconnaissance des \u00e9lecteurs&#8230; et l&#8217;assurance de conserver le\n      pouvoir ?<\/p>\n\n\n\n<p>Les r\u00e9formes, si elles ont permis d&#8217;am\u00e9liorer l&#8217;existence\n      des salari\u00e9s et de leurs familles, ne peuvent apporter de\n      solution d\u00e9finitive \u00e0 nos probl\u00e8mes puisqu&#8217;elles sont sans\n      cesse (et m\u00eame, de plus en plus) sous la menace d&#8217;une remise en\n      cause. En ne s&#8217;attaquant pas \u00e0 la racine des probl\u00e8mes, qui\n      sont intimement li\u00e9s \u00e0 l&#8217;organisation actuelle de la soci\u00e9t\u00e9,\n      les r\u00e9formes ne font que prolonger l&#8217;existence d&#8217;un syst\u00e8me\n      pr\u00e9dateur&#8230; et de ses maux.<\/p>\n\n\n\n<p>Face \u00e0 l&#8217;impuissance et \u00e0 l&#8217;incapacit\u00e9 de nos gouvernants,\n      nombreux sont ceux qui ont d\u00e9cid\u00e9 de consacrer du temps, des\n      efforts et de l&#8217;argent \u00e0 de &#8220;bonnes causes&#8221; ; et, ces derni\u00e8res\n      ann\u00e9es, les ONG se sont multipli\u00e9es pour combattre les fl\u00e9aux\n      les plus divers. Pour quel r\u00e9sultat ? Car, quels que soient les\n      efforts des uns ou les r\u00e9formes des autres, tout a \u00e9t\u00e9 essay\u00e9\n      dans le cadre du capitalisme, et tout a \u00e9chou\u00e9 : tous les\n      probl\u00e8mes demeurent. On peut d&#8217;ailleurs se demander : \u00e0 quoi\n      bon essayer d&#8217;\u00e9teindre des incendies dans un bateau qui coule ?\n      Si ce syst\u00e8me avait pu \u00eatre r\u00e9form\u00e9 dans l&#8217;int\u00e9r\u00eat de la\n      majorit\u00e9, s&#8217;il avait pu \u00eatre humanis\u00e9, ce ne sont ni les\n      motifs, ni la volont\u00e9, ni les tentatives, ni l&#8217;intelligence\n      collective qui ont manqu\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Et pendant ce temps, la vie continue&#8230; notre vie ; sans\n      espoir d&#8217;am\u00e9lioration car, voyez-vous, mon bon monsieur, ce\n      n&#8217;est pas de notre faute si la concurrence internationale bla\n      bla bla&#8230; la comp\u00e9titivit\u00e9 de nos entreprises&#8230; le manque de\n      flexibilit\u00e9 du march\u00e9 du travail (mais jamais l&#8217;inflexibilit\u00e9\n      patronale !)&#8230; les salaires trop \u00e9lev\u00e9s (mais pas les profits)\n      &#8230; les imp\u00f4ts trop lourds (et les \u00e9vasions de capitaux ?)&#8230;\n      le co\u00fbt des &#8220;charges&#8221; sociales (et le co\u00fbt du ch\u00f4mage ?) &#8230;\n      les \u00e9trangers qui prennent le travail des Fran\u00e7ais (mais qui\n      nous licencie ou refuse de diminuer le temps de travail ? qui\n      vote les lois qui permettent de nous licencier ? qui \u00e9lit ceux\n      qui font les lois ?)&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>Alors, que faire ? Ces probl\u00e8mes qui submergent l&#8217;humanit\u00e9\n      sont-ils aussi naturels et in\u00e9vitables que les tremblements de\n      terre ou les raz de mar\u00e9e ? Ou bien sont-ils des probl\u00e8mes de\n      soci\u00e9t\u00e9, cr\u00e9\u00e9s par l&#8217;homme, et que l&#8217;homme doit pouvoir d\u00e9faire\n      ? Mais surtout, puisque tout a \u00e9t\u00e9 essay\u00e9, ne faudrait-il pas\n      se demander si ces probl\u00e8mes ne sont pas inh\u00e9rents \u00e0 notre\n      mod\u00e8le de soci\u00e9t\u00e9, le capitalisme, et que dans le cadre de la\n      soci\u00e9t\u00e9 actuelle, aucune solution durable n&#8217;est envisageable\n      ?<\/p>\n\n\n\n<p>Il y a quelques ann\u00e9es, un intellectuel am\u00e9ricain, Francis\n      Fukuyama, publiait un livre au titre provocateur, &#8220;La fin de\n      l&#8217;histoire&#8221;. La th\u00e8se de son auteur, c&#8217;\u00e9tait que, en d\u00e9pit de\n      quelques aberrations, telles que le fondamentalisme islamique,\n      le monde se dirigeait inexorablement vers un cul-de-sac\n      consensuel, organis\u00e9 autour des institutions de l&#8217;Etat\n      d\u00e9mocratique et du &#8220;libre&#8221; march\u00e9. Dans sa vision du futur,\n      Fukuyama ne laissait pas la moindre place \u00e0 une possible\n      alternative \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 capitaliste. Les seules allusions au\n      &#8220;socialisme&#8221; ou au &#8220;communisme&#8221; se r\u00e9f\u00e9raient (de mani\u00e8re\n      pr\u00e9visible) \u00e0 des dictatures telles que la Chine ou la d\u00e9funte\n      URSS, dans lesquelles l&#8217;\u00e9conomie est (ou \u00e9tait) contr\u00f4l\u00e9e par\n      l&#8217;Etat et sa bureaucratie dirigeante, c&#8217;est-\u00e0-dire \u00e0 une autre\n      forme de capitalisme : le capitalisme d&#8217;Etat.<\/p>\n\n\n\n<p>Pourtant, jamais le capitalisme n&#8217;a \u00e9t\u00e9 capable de\n      satisfaire les besoins individuels et collectifs de tous les\n      habitants de la plan\u00e8te ; et ses effets sur la soci\u00e9t\u00e9 et sur\n      l&#8217;environnement n&#8217;ont jamais \u00e9t\u00e9 aussi d\u00e9vastateurs. Pour\n      toutes ces raisons, une soci\u00e9t\u00e9 administr\u00e9e de fa\u00e7on\n      d\u00e9mocratique et rationnelle par et pour ses membres -nous nous\n      obstinons \u00e0 l&#8217;appeler Socialisme-, et non, comme aujourd&#8217;hui,\n      dans l&#8217;int\u00e9r\u00eat \u00e9go\u00efste d&#8217;une minorit\u00e9 de parasites, est plus\n      n\u00e9cessaire que jamais.<\/p>\n\n\n\n<p>L&#8217;\u00e9tablissement d&#8217;un tel syst\u00e8me social n&#8217;est peut-\u00eatre pas\n      pour demain, il n&#8217;a rien non plus d&#8217;in\u00e9luctable, mais l&#8217;\u00e9tendue\n      de nos probl\u00e8mes et le nombre toujours croissant de personnes\n      qui en sont victimes ou insatisfaites, nous portent \u00e0 croire\n      que l&#8217;\u00e9ternit\u00e9 du capitalisme n&#8217;est pas assur\u00e9e. Apr\u00e8s tout,\n      l&#8217;Histoire ne nous montre-t-elle pas que jamais rien n&#8217;est\n      d\u00e9finitif ? Il n&#8217;y a pas si longtemps, quel serf pouvait\n      imaginer qu&#8217;un jour il serait lib\u00e9r\u00e9 du joug du seigneur f\u00e9odal\n      ?<\/p>\n\n\n\n<p>C&#8217;est de discipline, de subordination, d&#8217;ob\u00e9issance, de\n      docilit\u00e9, de servilit\u00e9, de &#8220;patience&#8221;, de renoncement, de\n      r\u00e9signation&#8230; dont ce syst\u00e8me a besoin pour se perp\u00e9tuer, et\n      c&#8217;est ce qu&#8217;attendent de nous ceux qui ont un int\u00e9r\u00eat ou un\n      privil\u00e8ge \u00e0 sauvegarder.<\/p>\n\n\n\n<p>Affirmer qu&#8217;il n&#8217;y a rien \u00e0 faire, que nous sommes condamn\u00e9s\n      au capitalisme \u00e0 perp\u00e9tuit\u00e9, ou que nous avons atteint la &#8220;fin\n      de l&#8217;Histoire&#8221;, c&#8217;est accepter par avance tous les coups que\n      ceux qui ont un int\u00e9r\u00eat au maintien du capitalisme vont nous\n      porter ; c&#8217;est justifier la passivit\u00e9 et la soumission, et, par\n      l\u00e0, assurer malgr\u00e9 et contre nous la perp\u00e9tuit\u00e9 d&#8217;un syst\u00e8me\n      qui fonctionne au b\u00e9n\u00e9fice d&#8217;une minorit\u00e9 parasite et\n      pr\u00e9datrice.<\/p>\n\n\n\n<p>C&#8217;est pourquoi, nous nous devons, \u00e0 nous-m\u00eames et \u00e0 nos\n      enfants, d&#8217;apprendre les le\u00e7ons de l&#8217;Histoire, pour qu&#8217;elle ne\n      se r\u00e9p\u00e8te pas. Allons-nous g\u00e2cher le 21e si\u00e8cle comme nous\n      avons g\u00e2ch\u00e9 le 20e ? Allons-nous accepter encore longtemps que,\n      malgr\u00e9 le potentiel productif que nous avons atteint et la\n      technologie actuelle, tant de besoins ne soient pas encore\n      satisfaits ?<\/p>\n\n\n\n<p>C&#8217;est nous, les salari\u00e9s -l&#8217;immense majorit\u00e9 de la\n      population- qui faisons tourner la machine. Prendre conscience\n      de notre nombre et de notre force collective, de nos int\u00e9r\u00eats\n      communs (et oppos\u00e9s \u00e0 ceux de nos patrons), nouer, ou renouer,\n      les liens de solidarit\u00e9 n\u00e9cessaires \u00e0 notre lib\u00e9ration future,\n      \u00e7a n&#8217;est pas sorcier&#8230; mais \u00e7a demande un petit effort, celui\n      de se rencontrer, de s&#8217;\u00e9couter et de se parler, et, bien s\u00fbr,\n      celui de s&#8217;organiser (sans &#8220;leaders&#8221; providentiels, sans\n      bureaucrates parasitaires, ni nostalgiques de la dictature sur\n      le prol\u00e9tariat, des barricades et des bains de sang), entre\n      nous et en utilisant les moyens \u00e0 notre disposition et la force\n      de notre nombre&#8230; tout simplement.<\/p>\n\n\n\n<p>L&#8217;alternative existe. Le capitalisme s&#8217;est d\u00e9velopp\u00e9 \u00e0\n      partir du syst\u00e8me f\u00e9odal, et il en ira de m\u00eame de la soci\u00e9t\u00e9\n      future. Ce que les socialistes veulent, c&#8217;est un contexte\n      social dans lequel les questions concernant notre vie\n      quotidienne (alimentation, logement, transports, \u00e9ducation,\n      loisirs, etc.) soient sous le contr\u00f4le d&#8217;une d\u00e9mocratie r\u00e9elle,\n      et non sous celui d&#8217;une \u00e9conomie domin\u00e9e par une minorit\u00e9\n      pr\u00e9datrice et son insatiable qu\u00eate de profits. Nous consid\u00e9rons\n      que le capitalisme requiert de mani\u00e8re urgente son remplacement\n      par une organisation de soci\u00e9t\u00e9 dans laquelle les gens\n      travaillent en fonction de leurs aptitudes mais ne soient pas\n      des employ\u00e9s, o\u00f9 les biens soient produits pour satisfaire nos\n      besoins et non en fonction des perspectives de profits de la\n      minorit\u00e9 dirigeante, o\u00f9 l&#8217;\u00e9ducation soit un processus que les\n      individus choisiront pour eux-m\u00eames et non en fonction d&#8217;une\n      \u00e9conomie domin\u00e9e par des int\u00e9r\u00eats \u00e9go\u00efstes.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour r\u00e9soudre nos probl\u00e8mes, ce dont nous avons besoin, ce\n      n&#8217;est pas d&#8217;un changement de gouvernement (ils ont tous montr\u00e9\n      leur incapacit\u00e9) ou d&#8217;une politique gouvernementale diff\u00e9rente\n      (elles ont toutes \u00e9chou\u00e9), mais d&#8217;un changement de syst\u00e8me\n      social. Devenons les acteurs de notre propre avenir. Que\n      risquons-nous \u00e0 relever la t\u00eate et \u00e0 construire l&#8217;espoir ?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le syst\u00e8me dans lequel nous vivons est malade&#8230; cong\u00e9nitalement. Son histoire, si on excepte de (trop) courtes p\u00e9riodes de prosp\u00e9rit\u00e9 \u00e9conomique, n&#8217;est faite que d&#8217;une interminable litanie de probl\u00e8mes jamais r\u00e9solus. Ainsi, il ne se passe pas une journ\u00e9e sans que les journaux ou la t\u00e9l\u00e9vision ne viennent nous rappeler la quantit\u00e9 et la gravit\u00e9&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"magazine_newspaper_sidebar_layout":"","footnotes":""},"class_list":["post-1305","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.worldsocialism.org\/wsm\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1305","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.worldsocialism.org\/wsm\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.worldsocialism.org\/wsm\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.worldsocialism.org\/wsm\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.worldsocialism.org\/wsm\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1305"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.worldsocialism.org\/wsm\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/1305\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.worldsocialism.org\/wsm\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1305"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}